Aucune image ne résume mieux le Japon que la silhouette parfaite du mont Fuji. Ce volcan endormi de 3 776 mètres, sacré depuis des siècles, se contemple toute l’année depuis les lacs à ses pieds et ne s’escalade que quelques semaines chaque été. Voici comment le voir au mieux, comment le gravir, et les règles récentes qui encadrent l’ascension.
Voir le Fuji sans le gravir
La plupart des voyageurs viennent l’admirer, pas le grimper, et c’est souvent le plus beau. Le meilleur balcon reste la région des cinq lacs, autour de Kawaguchiko, où le cône se reflète dans l’eau. La pagode Chureito, un peu plus haut, offre le cliché emblématique du Fuji derrière une pagode rouge, superbe au printemps avec les cerisiers.
Plus près de Tokyo, la région de Hakone mêle le volcan aux onsen et au lac Ashi. Et par temps clair, on l’aperçoit même depuis le shinkansen entre Tokyo et Kyoto, côté droit dans le sens de la descente. Le Fuji est timide: il se cache souvent derrière les nuages l’après-midi et en été. On le voit surtout le matin, en automne et en hiver, quand l’air est sec et limpide.
Gravir le mont Fuji: saison et sentiers
L’ascension n’est possible que pendant la saison d’ouverture, en plein été. En 2026, les sentiers ouvrent le 1er juillet côté Yoshida et Subashiri, le 10 juillet côté Fujinomiya et Gotemba, et ferment début septembre. En dehors de cette fenêtre, la montagne est enneigée, les refuges fermés et les secours absents.
Quatre sentiers mènent au sommet, de difficulté et d’ambiance différentes:
- Yoshida, le plus fréquenté et le plus simple d’accès depuis Tokyo, bien pourvu en refuges. C’est la voie des débutants.
- Subashiri, plus verdoyant et plus calme, qui rejoint Yoshida en altitude.
- Fujinomiya, le plus court mais le plus raide, accessible côté sud.
- Gotemba, le plus long et le plus sportif, avec peu de refuges.
On grimpe généralement sur deux jours: montée jusqu’à un refuge en milieu de parcours, quelques heures de sommeil, puis départ de nuit pour atteindre le sommet au lever du soleil, le fameux goraiko.
Réservation, quota et frais: les règles à jour
Pour protéger la montagne du surtourisme, l’accès a été fortement encadré. Depuis 2025, et confirmé pour 2026, l’ascension impose une réservation en ligne obligatoire, un quota de 4 000 grimpeurs par jour et des frais d’accès de 4 000 ¥ par personne. Les portes d’entrée des sentiers sont fermées de 14 h à 3 h du matin, sauf pour les personnes ayant réservé une nuit en refuge, afin d’éviter les ascensions à la journée sans sommeil.
Les réservations de refuges ouvrent en général au 1er avril, et les créneaux de week-end comme la période d’Obon, à la mi-août, se remplissent en quelques jours. Ces règles évoluent d’une année à l’autre: vérifiez toujours les modalités officielles de la saison en cours avant de partir.
Depuis Tokyo: comment y aller
Pour la voie la plus courante, on rejoint le cinquième relais du sentier Yoshida (le Fuji Subaru Line 5th Station, vers 2 300 m) en bus direct depuis Tokyo ou depuis la gare de Kawaguchiko, elle-même reliée à la capitale en train et en bus. Pour préparer les trajets, l’article se déplacer au Japon détaille les options, et le guide meilleure période aide à choisir son moment, que l’on vienne grimper ou simplement admirer.
